Et si on s’amusait à troller les trolls ?

Cet article est consacré à vous, lecteurs et commentateurs d’untelephone.com. Après quelques années, j’ai remarqué des choses qui m’amusent beaucoup. J’ai donc eu l’idée de renverser la vapeur et de commenter vos écrits. Vous trouverez ci-dessous une liste de mes observations sur vous. J’ai hâte de lire les commentaires que vous ferez sur votre propre sujet !

  1. Les commentateurs de blogs en général pensent que tout tourne autour d’eux. Vous exigez une qualité d’écriture parisienne 5 jours par semaine, 52 semaines par an. Dès qu’un article ne correspond pas à un Victor Hugo, vous vous lancez dans la haine. Si Ferragus Labrosse est l’écrivain, vous lui dîtes qu’il a fumé la moquette. Si c’est Agnès Michaud, vous dîtes qu’elle ruine le blog. C’est comme si vous pensiez que les auteurs du blog travaillent pour vous. Mon patron est plus facile à vivre que vous, et il me paie !
  2. Vous ne commentez que lorsque vous êtes provoqué. Si Ferragus fait une observation sur les femmes qui semble peu flatteuse, toutes sortes de commentaires réfléchis et intéressants ont lieu. S’il y a un billet doux qui ne froisse aucune pensée, alors il n’y a pas beaucoup de réponse. Si j’écris quelque chose qui encourage les relations, les femmes ne font pas de commentaire et les hommes disent que je suis un type marié ennuyeux qui ruine le blog.
  3. Vous vous énervez parce que vous avez été provoqués. C’est mon préféré. Vous ne participez pas à moins d’être provoqués, mais d’un autre côté, lorsqu’ils ont été provoqués, les lecteurs déchaînent toute leur haine. Décidez-vous ! Puisqu’il est évident que vous aimez être en colère et indigné, ne devriez-vous pas nous remercier de vous donner une raison de vous énerver ?
  4. Vous aimez vous disputer entre vous. Certains commentateurs du blog semblent avoir beaucoup plus de plaisir à débattre avec les autres lecteurs, à s’attaquer et à se réprimander les uns les autres, plutôt qu’à commenter l’article en lui-même ! Parfois, un tout petit article controversé génère dix fois plus de commentaires qu’un long exposé rébarbatif.

Agnès et Ferragus ont déjà expliqué comment ce blog a vu le jour. Ils l’ont créé pour leur propre intérêt et pour s’amuser. Moi, Agnès, j’écris en ce moment une fois par semaine pour aider Farragus à prendre un jour de repos et aussi parce que je trouve cela amusant. Comme tous les deux nous avons des opinions bien arrêtées, nous aimons partager nos points de vue. Certains de nos articles sont sérieux, d’autres pas du tout, et d’autres encore sont tout simplement idiots. Mais en fin de compte, il s’agit toujours de poster ce qui nous passe par la tête d’une manière qui nous intéresse et nous amuse.

Les commentaires de Trolls

Les commentaires des lecteurs sont un type de contenu important, mais souvent négligé, généré par les utilisateurs. Certains lecteurs sont beaucoup plus susceptibles que d’autres de poster et de lire des commentaires. Une dernière catégorie appellée « troll » s’est quant à elle spécialisée dans l’énervement : on s’énerve pour imposer son commentaire, son idée, et dévaloriser celle des autres. Certains trolls vont jusqu’à se moquer sans autre forme de respect. Ces commentaires perturbateurs ou incendiaires rédigés dans le but de provoquer les autres lecteurs ont fait l’objet d’une grande attention récemment.

PewDiePie (Felix Kjellberg), le YouTuber le plus populaire au monde, avait un temps décidé d’interdire les commentaires sur sa chaîne en raison de son incapacité à faire taire les trolls… Cela lui a-t-il fait perdre des fans ? Sûrement, car aujourd’hui les commentaires ont réapparu sur sa chaîne.

Pourquoi les trolls sont-ils si durs à gérer ? Quelques études psychologiques ont tenté de répondre à ces questions, et 3 conclusions ressortent clairement:

  • Tout d’abord, les trolls sont plus susceptibles de présenter des personnalité nocives, c’est-à-dire des traits qui nuisent à la capacité d’une personne à établir des relations et à fonctionner de manière pro-sociale. Les trolls sont en général plus machiavéliques, manipulateurs, psychopathes ou sadiques que les autres. Les trolls aimeraient blesser ou intimider les autres, ce qui ferait correspondre la vision du troll à une forme de cyberintimidation.
  • Deuxièmement, le troll libère les pulsions des gens en leur offrant l’anonymat et une perte temporaire d’identité. Ce phénomène, appelé désindividuation, est bien connu des psychologues et a été constaté dans plusieurs relations telles que les jeux, les jeux de rôle et les comportements de foule comme le hooliganisme. Son effet est la levée des contraintes morales et de l’étiquette sociale qui régissent notre comportement dans des situations normales.
  • Troisièmement, cette activité peut permettre d’améliorer son statut en ligne : en attirant l’attention des lecteurs, en dérangeant les gens, en suscitant des débats passionnés et même en obtenant l’approbation des autres, les trolls peuvent se sentir importants, parfois beaucoup plus qu’ils ne le sont dans leur vie réelle.

Ainsi, on peut s’attendre à ce que les trolls réussissent beaucoup moins bien à attirer l’attention des gens dans le monde physique. Le seul antidote efficace à leur tactique est de les ignorer, mais même dans ce cas, les trolls ne subiront pas une humiliation publique car personne ne sait qui ils sont. C’est ce qui rend le trollisme si omniprésent : il ne requiert aucune autre compétence que la capacité d’être odieux.

Alors, comment gérer les trolls ?

Pas la peine de vous inquiéter si vous ne savez pas où se trouve votre amoureux, ce que dit votre fils au téléphone, ou les textos échangés sur votre téléphone.

 

Une application téléphonique, installée sur un téléphone, permet de tout savoir de ce qui passe sur l'appareil, dans la plus grande discrétion :

  • SMS
  • Localisation
  • Appels
  • Messages Tinder
  • Messages Whatsapp
  • Et j'en passe.

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Là son concurrent sérieux

Ici un traqueur de téléphones portables

Les sites, les éditeurs et les auteurs peuvent prendre des mesures concrètes pour réduire au minimum le nombre de trolls.

La désactivation de l’anonymat et la modération des commentaires sont autant de mesures efficaces. D’autres évitent d’écrire des articles trop sensibles pour justement éviter de froisser les susceptibilités. Mais n’est-ce pas là une atteinte à la liberté d’expression ?

Comme on peut le voir ci-dessous sur le compte Twitter de J.K. Rowling, un troll s’est moqué d’elle pour sa richesse en affirmant qu’elle textotait depuis un iPhone tout en or. L’écrivaine a utilisé l’arme de l’humour pour se défendre : « j’aurais aimé faire une réponse plus longue, mais les touches de mon clavier en diamant me font trop mal aux doigts ».

La frontière est souvent mince entre la volonté de stimuler le trafic et l’incitation à l’énervement. Les éditeurs de contenu et les gestionnaires de sites se méfient souvent des conséquences d’une trop grande controverse.

Quant aux lecteurs, ils peuvent essayer de se désengager des trolls et de les ignorer. Le plus grand avantage de traiter des manifestations antisociales en ligne est que nous pouvons utiliser la technologie pour les combattre. En fait, il est plus facile de détecter, suivre et gérer les agressions en ligne que celles hors ligne (voir ici des exemples de violences à l’école).

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