Partager sa position avec sa famille, c’est un réflexe quotidien pour des millions de Français.
Mais ce petit point bleu sur la carte cache des enjeux bien plus profonds qu’on ne l’imagine. Entre sécurité des enfants et respect de la vie privée, où placer le curseur ?
Partager sa position les vrais enjeux pour votre vie privée
Vous êtes un utilisateur moyen d’Android. Souhaitez-vous ne pas être suivi ? En activant le partage de votre position, vous autorisez le téléphone à partager « officiellement » sa position avec d’autres applications.
Vous pouvez le désactiver. Cela ne signifie pas que personne ne peut voir où se trouve votre téléphone. Il existe d’autres moyens, légaux ou non, de suivre votre activité « en ligne ».
Pour masquer la position du téléphone à un utilisateur moyen, quelques façons existent si vous disposez de toutes les capacités (le propriétaire du téléphone). Pour masquer votre activité aux entreprises ou aux autorités supérieures, un niveau de connaissances techniques plus élevé est nécessaire. Il importe peu que votre téléphone soit allumé ou non pour vous suivre. La fonction principale d’un téléphone mobile est d’être localisable pour communiquer avec lui.

Vos déplacements en disent long sur vous. Ils révèlent vos habitudes (domicile, lieu de travail, sorties). Ils montrent aussi vos centres d’intérêt, vos fréquentations et parfois même vos convictions ou autres données sensibles. On pense aux fréquentations de lieux de cultes, aux locaux d’un syndicat ou d’une association, à un séjour dans un hôpital. Ces données peuvent être exploitées à votre insu, y compris de manière malveillante.
En septembre 2025, la CNIL rappelait que banaliser la géolocalisation peut conduire à accepter peu à peu une surveillance quotidienne, sans toujours en avoir conscience.
Au-delà de la sphère familiale ou amicale, les applications elles-mêmes et leurs partenaires peuvent exploiter ces données. En donnant accès à votre position en temps réel, vous permettez aussi à l’application que vous utilisez de collecter, analyser et parfois transmettre ces informations à des tiers. On parle par exemple de courtiers en données. Ces données très précises sont précieuses notamment pour la publicité ciblée.
Vos données de localisation pourraient alors se retrouver mises en vente sur des places de marché.
Les données de localisation valent de l’or
Ces informations ne sont pas anodines. Elles permettent de construire un profil très précis de votre vie quotidienne. Les entreprises les utilisent pour vous envoyer des publicités hyper-ciblées. Mais elles peuvent aussi tomber entre de mauvaises mains.
J’ai testé un outil de vérification des permissions sur un vieux smartphone. Résultat : 14 applications avaient accès à ma position en arrière-plan. Parmi elles, une simple lampe torche. Cette lampe n’a strictement aucune raison de savoir où je me trouve.
Bon, voilà comment vos données s’échappent sans que vous le sachiez.
Partager ou non sa localisation avec ses proches une liberté à préserver
Il peut sembler rassurant de suivre en temps réel la position d’un proche, enfant, conjoint ou parent. Mais cette pratique peut rapidement devenir intrusive, voire pesante pour la personne concernée. Y mettre fin n’est pas toujours simple. Dire à un proche que l’on ne souhaite plus être suivi peut être perçu comme un signe de défiance.
Comme si l’on avait « quelque chose à cacher ».
Cette pression implicite rend parfois difficile la reprise de contrôle sur ses données de localisation.
Pour les enfants, il existe de nombreuses alternatives éducatives et pratiques pour assurer leur sécurité sans recourant à la géolocalisation. On peut instaurer un cadre clair pour les sorties, convenir d’horaires de retour, garder un contact téléphonique régulier ou encore renforcer la confiance et l’autonomie.
Dans la sphère familiale comme au sein d’un couple, le partage de localisation ne doit jamais devenir un outil de contrôle permanent. Le respect de la vie privée s’applique aussi aux relations les plus proches.

Préserver l’intimité et l’autonomie de ses enfants, de son partenaire ou de ses proches contribue à instaurer une relation fondée sur la confiance plutôt que sur la surveillance.
Le partage de localisation peut aussi être détourné dans un contexte de contrôle ou de violences au sein du couple. Garder la main sur vos données devient alors une priorité absolue.
Les risques du contrôle par la géolocalisation
Dans un couple, le partage de position peut sembler anodin au début. Mais il peut devenir un outil de pression. L’autre personne peut exiger de savoir où vous êtes à chaque instant. Cela n’a rien de sain.
Si vous sentez que votre partenaire utilise votre position contre vous, coupez tout partage immédiatement. Votre sécurité passe avant tout.
| Scénario | Risque principal | Solution |
|---|---|---|
| Parent qui suit son enfant | Atteinte à l’autonomie et à la confiance | Cadre horaire, appels réguliers, éducation à la sécurité |
| Conjoint qui exige le partage | Contrôle, violence psychologique | Couper le partage, contacter une association d’aide |
| Application qui collecte en arrière-plan | Revente de données, profilage commercial | Paramétrer « Lorsque l’application est active » |
Les conseils de la CNIL pour partager sans se surveiller
La CNIL propose 9 conseils simples pour protéger votre vie privée. Les voici résumés pour vous.
- Parlez-en avant de partager : ne diffusez pas votre localisation à la hâte. La géolocalisation peut être détournée, notamment dans des situations de violences conjugales. Pensez aussi à des alternatives pour la sécurité de vos proches, comme fixer des horaires de retour ou rester en contact par téléphone.
- Choisissez une application de localisation qui ne revend pas vos données : consultez sa politique de confidentialité et limitez au maximum le partage à des sociétés tierces.
- Activez le partage uniquement lorsque c’est nécessaire : pour se retrouver, lors de trajets ponctuels, ou pour accompagner un proche, plutôt qu’en continu.
- Privilégiez le partage temporaire : certaines fonctions, comme « Accompagnement » sur iOS, permettent de partager votre position uniquement si vous n’êtes pas arrivé à l’endroit que vous aviez prévu.
- Paramétrez le partage des données de localisation avec vos applications : évitez la géolocalisation en arrière-plan si elle n’est pas indispensable.
- Partagez seulement avec des personnes de confiance : expliquez que ce partage peut être interrompu à tout moment. Cela doit rester volontaire, pas obligatoire.
- Utilisez les modes temporaires ou « fantôme » : certaines applications, comme Snapchat ou Instagram, permettent de masquer votre position ou de la partager temporairement.
- Vérifiez régulièrement qui peut voir votre position : retirez les accès inutiles pour maîtriser vos données.
- Supprimez l’historique de vos positions : effacez vos trajets passés pour plus de confidentialité.
La géolocalisation peut être très utile. À condition de rester en contrôle de vos données.
Widgets et applications pour le partage instantané
Existe-t-il un widget ou un raccourci pour partager instantanément sa position avec un contact prédéfini par SMS ou e-mail ? J’ai un parent que je dois aller chercher fréquemment. Il est un peu âgé et n’est pas très à l’aise avec la technologie. Je souhaite configurer un widget sur son écran d’accueil.
Google Messenger dispose d’une fonction de partage de position par SMS, mais cela nécessite trop de clics.
D’autres applications comme Life 360 ou Family Locator sont actives 24 heures sur 24 et épuisent la batterie.
Trusted Contacts la solution simple de Google
Trusted Contacts est une application créée par Google. Elle permet de partager votre position avec vos amis et votre famille. Elle est intégrée au partage de position de Google Maps. Installez l’application sur le téléphone du membre de la famille et sélectionnez-vous comme contact de confiance.
Pour connaître sa position, appuyez sur son avatar et sélectionnez « demander la position ». Un écran apparaît sur son téléphone avec la sonnerie par défaut.
S’il ne « répond pas », sa position sera partagée automatiquement dans 5 minutes. C’est gratuit, fait par Google et intégré au service de partage de position de Google Maps.
Macrodroid l’alternative pour les bidouilleurs
Je préfère Macrodroid, facile à apprendre et gratuit (jusqu’à 5 macros). Installez Macrodroid sur leur appareil. Obtenez les options :
- SMS
- Calendrier
- Variable. Sélectionnez SMS
- choisissez un contact ou un numéro (le vôtre).
Si vous hésitez entre deux VPN, tout dépend de ce que vous voulez en faire. Pour la vie privée et la transparence, difficile de faire mieux que ProtonVPN : code open source audité, basé en Suisse, et une version gratuite illimitée (pas de carte bancaire, pas de limite de data).
Pour le streaming et le débit, NordVPN reste la référence : plus de 8 000 serveurs dans 224 emplacements, protocole NordLynx (WireGuard optimisé), et il débloque les catalogues Netflix étrangers sans prise de tête. Les deux proposent une garantie « satisfait ou remboursé » de 30 jours, vous ne prenez donc aucun risque à tester celui qui correspond le mieux à votre usage.
Répétez l’action et saisissez votre adresse e-mail après avoir sélectionné le compte de messagerie par défaut.
Accédez aux widgets de votre écran d’accueil, faites glisser et déposez le widget Macrodroid. Appuyez longuement sur le widget et attribuez-lui le nom de la macro. Installez un pack d’icônes avec une icône visuellement frappante. Remplacez le widget Macrodroid.
Applications GPS hors ligne et suivi sans données
Les applications de suivi GPS dépendent-elles des données ? Ou utilisent-elles uniquement les signaux GPS pour signaler leur position ? Je recherche une application pour suivre les membres de ma famille lors d’un voyage avec couverture réseau limitée.
Si vous souhaitez enregistrer un journal des endroits où l’appareil s’est trouvé, vous n’avez besoin d’aucun accès Internet. L’appareil reçoit le signal GPS, calcule sa position et l’enregistre dans un fichier à intervalles réguliers.
Il existe de nombreuses applications. Certaines pour le sport (calcul de vitesse maximale, comparaison de temps). D’autres pour créer vos propres cartes ou géolocaliser des photos. Si vous souhaitez que différents appareils se communiquent leurs positions en temps réel (partage de position Google Maps), cela nécessite un accès Internet (3G ou Wi-Fi).

Le récepteur GPS reçoit des signaux des satellites pour déterminer sa position. Il ne transmet rien. Le GPS vous indique uniquement où vous êtes, pas où se trouvent les autres. Une connexion de données peut être utile pour un verrouillage plus rapide (AGPS), mais elle n’est pas strictement nécessaire.
Il existe de nombreuses « applications GPS hors ligne ». J’ai utilisé Locus Maps avec succès.
Cela nécessite une couverture. Il faut des solutions pour échanger des données via Internet (données mobiles) ou par SMS (signal réseau).
Paramétrer la géolocalisation sur vos applications
Qu’est-ce que paramétrer la géolocalisation sur vos applications ?
Pour contrôler le partage avec l’application et ses partenaires, vérifiez les réglages de chaque service afin d’éviter les fuites inutiles vers des tiers.
Pour contrôler le partage avec l’application et ses partenaires,
Sur iOS :
Allez dans « Réglages », choisissez « Confidentialité et sécurité » puis « Service de localisation ». Autorisez uniquement pour les applications utiles et en mode « Lorsque l’application est active » ou « À l’utilisation de l’application ou de ses widgets ». Désactivez l’option « Toujours ».
Sur Android :
Allez dans « Paramètres », choisissez « Localisation » et sélectionnez une option. Autorisez uniquement pour les applications utiles et en mode « Lorsque l’application est active » ou « À l’utilisation de l’application ou de ses widgets ». Désactivez l’option « Toujours ».
Snapchat :
Sur iOS, ouvrez « Réglages », défilez jusqu’à Snapchat et désactivez la localisation permanente. Sur Android, allez dans les paramètres de l’application et choisissez « Autoriser uniquement lorsque l’application est utilisée ».
Partage de localisation les pièges discrets qui vous guettent
Vous pensez maîtriser votre géolocalisation parce que vous l’activez seulement pour rassurer votre famille ou pour retrouver des potes en soirée ? Pas exactement. Derrière ce geste anodin, il y a des enjeux de vie privée bien plus profonds que ce qu’on imagine. La CNIL le rappelle : vos déplacements, c’est une mine d’or d’informations personnelles. Et pas seulement pour vos proches.
Pourtant, vous vous demandez si partager votre position en permanence avec vos proches est une bonne idée ? C’est une question qui taraude beaucoup de familles aujourd’hui.
- D’un côté, ces outils de géolocalisation vous offrent une tranquillité d’esprit certaine (savoir où sont vos enfants pendant qu’ils rentrent de l’école ou lors d’une sortie entre amis).
- De l’autre, ils soulèvent des inquiétudes légitimes sur la vie privée et l’autonomie de chacun. L’enjeu est de trouver le juste équilibre, ni flicage, ni abandon.

Prenons un exemple concret : Christine Milostnik a utilisé une appli de tracking pour suivre son fils de 18 ans pendant son sac à dos en Europe. Résultat ? Une sérénité partagée, pour elle comme pour lui. L’outil est devenu un filet de sécurité, pas une laisse numérique. L’idée, c’est de se demander : est-ce que je veux rassurer ou contrôler ? Si c’est pour protéger sans étouffer, alors la géolocalisation peut être une alliée précieuse.
Mais attention aux dérives. Les experts insistent sur un point : il faut éduquer vos enfants aux risques du partage de position. Leur apprendre à gérer qui voit quoi, et à quel moment. Une conversation ouverte en famille sur le pourquoi de cet outil (la sécurité, pas la surveillance) renforce la confiance. Et ça, c’est la clé pour que tout le monde se sente respecté.
Côté pratique, certaines fonctionnalités font vraiment la différence. La géolocalisation en temps réel, bien sûr, mais aussi le géofencing (une alerte quand votre enfant entre ou sort d’une zone définie, comme l’école ou la maison). Et n’oubliez pas le bouton SOS : en un clic, un proche est prévenu avec votre position exacte.
Ces options transforment un simple partage en véritable dispositif de sécurité.
Partager sa position en permanence, c’est un peu comme laisser la porte de votre maison ouverte : pratique, mais risqué. Alors, comment faire le tri entre les bons usages et les dérives ? L’idée, c’est de transformer un outil de surveillance en un vrai lien de confiance. Commencez par une discussion ouverte avec vos proches (même les plus jeunes). Expliquez pourquoi vous voulez activer la géolocalisation : sécurité sur le trajet de l’école, tranquillité lors d’une sortie, ou simplement pour savoir si tout va bien. Ne faites pas de cette fonction un secret, car la transparence est la clé.
Les risques existent, on ne va pas se mentir. Une utilisation excessive peut créer une dépendance malsaine, voire un sentiment de contrôle.
Vous avez déjà vécu ça ? Une galère, une trouvaille, un truc que vous auriez aimé savoir plus tôt ? Dites-le en commentaire. Je lis tout, et les meilleurs retours nourriront un prochain article.

Chez les enfants, cela peut freiner leur autonomie et leur capacité à se responsabiliser. Et puis, il y a la question de la vie privée : qui a accès à ces données ? Les applications les partagent-elles avec des tiers ? Méfiez-vous des options par défaut qui partagent votre position à tout-va.
- Pour éviter les dérives, fixez des règles claires. Par exemple, activez la géolocalisation uniquement pendant les trajets scolaires ou les sorties nocturnes, pas 24h/24.
- Utilisez les fonctions de partage temporaire (certaines applis le permettent) ou les zones de sécurité (géofencing) qui vous alertent quand un enfant arrive ou quitte un lieu.
- Et surtout, respectez la vie privée des ados : à partir d’un certain âge, ils ont besoin de leur espace.
Vos trajets en disent long sur vous et pas que sur votre itinéraire
Quand vous partagez votre position en temps réel, vous ne donnez pas juste une adresse. Vous révélez vos habitudes : votre domicile, votre lieu de travail, vos sorties, mais aussi vos centres d’intérêt, vos fréquentations, et parfois même des données sensibles comme vos visites dans un lieu de culte, un syndicat ou un hôpital. La CNIL insiste :
- ces données peuvent être exploitées à votre insu
- y compris de manière malveillante. votre localisation
- c’est un peu votre journal intime numérique. Et vous le baladez à la vue de tous.
Les applis et leurs partenaires les vrais bénéficiaires de votre position
Vous croyez partager uniquement avec votre mère ou votre meilleur ami ? En réalité, l’application que vous utilisez collecte, analyse et transmet souvent ces données à des tiers, des courtiers en données, par exemple.
Ces informations très précises sont une pépite pour la publicité ciblée. Résultat : vos données de localisation peuvent se retrouver mises en vente sur des places de marché numériques.
Oui, vous avez bien lu. La CNIL met en garde :
- banaliser la géolocalisation
- …c’est accepter peu à peu une surveillance quotidienne sans même s’en rendre compte. Et les applis se frottent les mains.
Le piège relationnel quand refuser de partager devient suspect
Le plus vicieux, c’est l’aspect psychologique. Dire à un proche que vous ne voulez plus être suivi peut être perçu comme un signe de défiance.
« Pourquoi tu refuses que je te suive ? T’as quelque chose à cacher ?»
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Cette pression implicite rend difficile la reprise de contrôle sur vos données. La CNIL le souligne : dans la sphère familiale ou amicale, le partage de localisation ne doit jamais devenir un outil de contrôle permanent.
Pour les enfants, il existe des alternatives éducatives :
- fixer des horaire de retour
- garder un contact téléphonique régulier
- renforcer la confiance / l’autonomie. Pas besoin de les traquer à chaque minutes.
Et attention : le partage de localisation peut aussi être détourné dans un contexte de cyberviolences conjugales. La CNIL renvoie vers des guides spécifiques pour se protéger. L’idée, c’est de garder la maîtrise de vos données et de vos choix. Ne laissez personne (ni une appli, ni un proche) décider à votre place.
En résumé ce que dit la CNIL
La CNIL le répète : le respect de la vie privée s’applique aussi aux relations les plus proches. Préserver l’intimité et l’autonomie de vos enfants, de votre partenaire ou de vos amis, c’est construire une relation de confiance, pas de surveillance.
Ce qu’il faut retenir
Partager sa position est un geste pratique. Mais il expose vos données à des risques réels. Les conseils de la CNIL sont clairs :
- partagez uniquement quand c’est nécessaire
- avec des personnes de confiance
- et paramétrez vos applications correctement.
Si vous voulez éviter d’être suivi, désactivez votre localisation et utilisez un VPN. Pour les proches, préférez les solutions temporaires comme Trusted Contacts. Et souvenez-vous : vous avez le droit de dire non au partage de position, même à vos proches.
Sources
Références externes
| support.apple.com |
| support.apple.com |
| certideal.com |
| fabregas-mag.fr |
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