Sur untelephone.com, on passe notre temps à regarder ce que les applis font de votre position. OsmAnd inverse un peu la logique. La carte vit dans l’appareil. Le réseau, lui, devient optionnel.
OsmAnd n’est pas un énième gadget du Play Store.
C’est un GPS libre, calé sur OpenStreetMap. Il traite la carte hors ligne comme sa raison d’être, pas comme une option oubliée dans un sous-menu.
Vous roulez en Ardèche, en Corse, ou simplement hors des axes où la 4G tient encore debout. L’appli se télécharge avant le départ, pas au moment où le bandeau « pas de connexion » s’affiche. Trop tard, sinon.
Les cartes se prennent par région. Une fois en mémoire, recherche d’adresse et guidage restent disponibles. Et c’est tout.
Là où Waze vit du flux communautaire (radars, bouchons, alertes en direct (celles qui arrivent trop tard, souvent)), OsmAnd mise sur une base figée, téléchargée une fois. Un journal en direct face à une encyclopédie. L’un bouge sans arrêt. L’autre reste lisible quand le réseau lâche.
Sa logique de guidage déroute les habitués de Google Maps. L’appli choisit parfois un trajet plus court, donc plus lent. Vraiment.
Il faut régler les profils. Ce n’est pas magique au premier lancement. Une fois calé, le rendu est propre, surtout sur les départementales. Les cartes commerciales les dessinent encore à la va-vite.

Réseau, Ce que OsmAnd fait vraiment
OsmAnd enregistre les cartes sur le téléphone et les sert même sans réseau. C’est toute la différence avec une appli qui « propose aussi » un mode hors ligne.
OsmAnd repère les routes et la cartographie dans le monde entier. Sa vraie rupture, c’est le stockage local. Vous n’êtes plus otage d’une barre de couverture.
Le logiciel est libre. Il s’appuie sur les cartes OpenStreetMap, gratuites, copiées dans votre Android ou votre iPhone. Hors réseau, vous consultez la carte, vous cherchez une adresse, vous posez une localisation.
Une fonction encore en bêta permet même de vous situer et de faire office de GPS un moment, toujours sans internet. Ce n’est pas un détail. C’est le scénario de la vallée sans antenne, du parking souterrain, du sentier hors zone.
Et là où l’appli surprend vraiment, c’est quand tout le reste s’effondre. Vous appuyez sur « Où suis-je », et l’application se centre sur votre position GPS, même sans connexion.
La boussole et les informations satellites fonctionnent aussi. Vous pouvez enregistrer vos traces GPX pendant une randonnée, et si vous croisez un point d’intérêt à ajouter sur la carte, vous pouvez le créer directement, même hors ligne.
Les notes et les bugs signalés sans réseau sont envoyés automatiquement dès que vous retrouvez une connexion. Un outil qui pense à tout, y compris aux situations où tout le reste s’effondre.
Un vrai compagnon d’exploration.
Face à un GPS dédié, l’écart se creuse
Un GPS dédié coûte cher, vieillit mal et met à jour ses cartes comme en 2008. Google Maps, de son côté, traite le hors ligne comme une roue de secours. OsmAnd inverse la pile
→ À lire aussi : Source : osmand.net
La carte locale passe en premier. Vous zoomez, vous créez des points d’intérêt, vous basculez de la voiture au vélo ou au piéton. L’appli de base est gratuite. Les cartes supplémentaires se téléchargent ensuite, région par région.
- Les cartes mondiales d’OpenStreetMap restent stockées dans l’appareil.
- La recherche d’adresses fonctionne sans aucune connexion.
- Le guidage hors ligne inclut une localisation GPS encore en bêta.
- Zoom, points d’intérêt et profils voiture, vélo ou piéton restent disponibles.
Combien coûte vraiment OsmAnd
La version gratuite suffit pour tester. Dès que vous enchaînez les régions ou que vous voulez le relief, l’addition arrive. Les tarifs ci-dessous sont ceux de l’appli. Relisez-les sur la fiche officielle avant d’acheter, les formules bougent.
| Offre | OsmAnd | OsmAnd+ |
|---|---|---|
| 1 mois | 1,99 € | 1,49 € |
| 3 mois | 3,99 € | 2,99 € |
| 1 an | 7,99 € | 5,99 € |
| Cartes | Mise à jour chaque heure | Téléchargements illimités |
| Lecture hors ligne | Wikipédia | Wikivoyage |
| Relief et nautisme | Plugins Contour Lines et HillShade Maps | Contour des profondeurs nautiques |
Le site officiel reste la source propre pour l’install et les formules. Partez de là, pas d’un APK douteux trouvé au hasard.
Plus précis que Waze en rase campagne
Les virages serrés d’Ardèche et les passages étroits de Corse ressortent souvent plus nets dans OpenStreetMap que dans une carte commerciale pressée de coller à l’autoroute.
Sur les routes françaises, OsmAnd ne se comporte pas comme Waze. Les petites départementales, mal aimées des fonds de carte payants, sont souvent très bien décrites dans OSM. Surtout à la campagne et en montagne.
Encore faut-il avoir téléchargé la bonne région. Une carte « France » trop large ou une zone voisine oubliée, et vous vous retrouvez avec un trou au pire moment. Le travail se fait à la maison, sur le Wi-Fi, pas sur le bas-côté.
Les petites départementales mieux dessinées
OpenStreetMap vit des contributeurs locaux. Un habitant qui cartographie sa commune connaît le passage étroit, le pont à une voie, le chemin qui coupe. Les bases commerciales priorisent le trafic, les POI sponsorisés, le plus grand nombre.
Résultat concret pour vous. En zone rurale ou montagneuse, OsmAnd affiche parfois un niveau de détail que Google Maps lisse. Ce n’est pas universel.
Une zone peu éditée restera pauvre. Une zone active deviendra étonnamment précise.
Vous pouvez même modifier les données cartographiques depuis l’appli et contribuer à OSM. Rare, sur un GPS grand public. Utile si vous tombez sur une route fermée depuis 3 ans et toujours dessinée ouverte. Et si vous repérez un point d’intérêt à ajouter pendant une sortie, vous le créez directement depuis l’appli, même sans réseau. La note partira toute seule au prochain passage en zone couverte.
Un guidage qui privilégie la distance
La logique d’OsmAnd surprend. Elle choisit parfois un itinéraire plus court, donc plus lent, là où Waze cherchera la vitesse. Si vous vivez dans le mode « le plus rapide » de Google Maps, il faudra ouvrir les profils de navigation et les régler.
Ce n’est pas un défaut caché. C’est un choix de moteur. Distance, type de voie, profil (voiture, vélo, piéton) pèsent autrement. Un week-end de réglages évite trois jurons sur la nationale.
Une fois le profil calé, le guidage devient très propre. Virage par virage, enregistrement d’itinéraire, partage de position. L’appli n’a plus l’air d’un jouet de randonneur barbu. Elle tient la route, au sens propre.
OsmAnd, Waze ou Google Maps

Waze vend le direct communautaire. OsmAnd vend une carte que vous emportez. Ce n’est pas le même métier, même si les deux flèches se ressemblent à l’écran.
En France, deux noms occupent l’autoradio. Waze et Google Maps. OsmAnd n’a pas leur budget pub. Il a un angle que les deux autres traitent en option. La carte déjà là, même sans antenne.
| Critère | OsmAnd | Waze | Google Maps |
|---|---|---|---|
| Cartes hors ligne | Fonction centrale, cartes dans le téléphone | Secondaire | Secondaire |
| Info trafic et radars | Carte téléchargée, pas un flux live | Communauté en direct | Service en ligne d’abord |
| Routes rurales et montagne | Souvent très détaillées via OSM | Priorité aux axes fréquentés | Parfois approximatif hors villes |
| Style de guidage | Trajet plus court, parfois plus lent | Cherche la vitesse | Mode « le plus rapide » par défaut |
| Mode avion | Conçu pour tenir | Perd l’essentiel du live | Hors ligne limité |
Garder les trois sur le téléphone n’est pas ridicule. Waze pour le périurbain le mardi matin. Google pour la recherche de commerce. OsmAnd pour le week-end hors réseau, la randonnée, la Corse, le VTT.
Ce que Waze fait et qu’OsmAnd ignore
Waze brille par la communauté. Un radar, un accident, une voie bloquée. L’info arrive vite, tant que tout le monde a du réseau.
OsmAnd ne joue pas à ce jeu. Pas du tout. Sa carte ne se met pas à jour toutes les 30 secondes selon les klaxons du coin.
Si votre trajet, c’est la rocade à 8 h 15, Waze reste plus vivant. Si votre trajet, c’est une D-quelque-chose entre deux villages, le live ne sert à rien. La précision du fond de carte, si.
Un VPN, c'est un tunnel chiffré entre votre appareil et internet : votre fournisseur d'accès ne voit plus ce que vous faites, et votre adresse IP réelle reste masquée.
Concrètement, ça sert à deux choses : protéger votre vie privée, et contourner les blocages géographiques (catalogues étrangers, sites inaccessibles depuis la France). Les 2 services ci-dessous sont ceux que j'utilise et recommande, selon ce que vous cherchez.
| NordVPN | ProtonVPN | |
|---|---|---|
| Idéal pour | Streaming et débit | Vie privée et open source |
| Open source | Non | Oui |
| Offre gratuite | Essai 30 jours | Oui |
- Vous voulez surtout débloquer des catalogues étrangers et garder du débit ? Partez sur NordVPN.
- La transparence du code et une version gratuite sans carte bancaire comptent plus pour vous ? ProtonVPN est le bon choix.
Les deux offrent une garantie satisfait ou remboursé de 30 jours.
Ce que Google Maps fait encore mieux
Google reste imbattable pour trouver un commerce, un horaire, une photo de devanture. OsmAnd cherche des adresses et des lieux. Il ne remplace pas tout l’écosystème Google. Personne de sérieux ne vous dira le contraire.
L’intérêt, c’est le duo. Google pour préparer. OsmAnd pour tenir une fois le réseau parti. Les cartes sur ordinateur restent pratiques à la maison. Le téléphone porte la copie de secours, plus détaillée une fois sur le terrain.
Le vrai problème, c’est qu’OsmAnd vous fait payer en temps ce que Google vous facture en données. Rien n’est prêt à l’emploi, il faut télécharger la région, choisir la source vectorielle, régler le profil. Bref.
La première chose à faire, c’est de télécharger les cartes des régions qui vous intéressent. Dans l’application, vous allez dans « Gérer les fichiers cartographiques », puis « Tous les téléchargements ».
Vous cherchez la région par son nom, par exemple « Rhône-Alpes » ou « Bretagne », et vous appuyez sur le bouton de téléchargement. Ces fichiers, au format .obf, sont très compacts :
ils contiennent les routes les bâtiments les points d’intérêt tout le nécessaire pour une navigation détaillée sans internet.
Pensez aussi à télécharger les fichiers vocaux pour le guidage étape par étape. Sans eux, pas de voix pour vous dire où tourner, et c’est moins pratique quand vous conduisez.
Petit détail pratique pour les utilisateurs français : la version gratuite du Play Store limite le nombre de téléchargements à dix. Si vous voyagez beaucoup, ça peut devenir limitant.
La version F-Droid, maintenue par la communauté, n’a pas cette limite. Sinon, vous pouvez télécharger les cartes sur un ordinateur depuis le site download.osmand.net, puis les transférer manuellement sur votre téléphone.
Ça prend un peu de temps, mais vous êtes tranquille pour longtemps. Et pour économiser vos données mobiles, activez le mode hors ligne pour vos modifications ou vos contributions à OpenStreetMap : les changements sont stockés sur l’appareil et envoyés plus tard, quand vous avez une connexion Wi-Fi.
La version gratuite pousse vers l’abonnement dès que vous voulez plus de cartes ou le relief.
On vous vend une liberté hors ligne, puis on vous facture les plugins qui rendent cette liberté vraiment utile. Ce n’est pas une arnaque cachée. C’est un freemium classique, juste moins honnête dans la promesse « ouvrez et roulez ».
Randonneurs et vététistes y trouvent leur compte
Les plugins de courbes de niveau et d’ombre de relief transforment une carte plate en vrai terrain. Pour un sentier, ça change tout.
Les captures d’écran du blog ne sont pas là par hasard. OsmAnd sur un VTT, OsmAnd sur une tablette de randonnée. L’appli dépasse la bagnole. Elle sert dès que le relief compte.

Courbes de niveau et ombres de relief
Les plugins Contour Lines et HillShade Maps ajoutent le terrain sur la carte de base. Les courbes de niveau parlent aux gens qui lisent une carte IGN. L’ombre sur les collines utilise des nuances sombres pour montrer pentes, sommets et bas-fonds.
C’est un outil précieux pour les randonneurs, les touristes et quiconque a besoin du modelé d’une zone. Une carte sans relief ment.
Elle vous envoie sur un « raccourci » qui grimpe 400 mètres sans le dire.
La version payante côté mer ajoute le contour des profondeurs nautiques. Moins utile en Lozère. Très utile si vous approchez un littoral ou un plan d’eau avec un tirant d’eau à surveiller.
Wikipédia hors ligne (côté OsmAnd) et Wikivoyage hors ligne (côté OsmAnd+) complètent le tableau. Un article de fond ou un guide local, sans graisser la 4G au sommet. Ça vous étonne ?
Tracés GPX, altitude et course
OsmAnd crée et gère des tracés GPX. Avec le plugin adapté, vous voyez les courbes et l’altitude. Idéal pour coller un parcours de course, une boucle VTT ou le sentier envoyé par un ami.
Le fichier arrive souvent par e-mail (ou par WhatsApp, selon les habitudes de votre club de rando (on ne juge pas)). Vous l’importez, vous zoomez sur la zone, le trait se pose sur la carte. Plus besoin d’espérer que le réseau tienne jusqu’au premier balisage.
- La navigation GPS et la carte routière du quotidien restent le socle de l’appli.
- La recherche d’adresses et de lieux fonctionne même hors ligne.
- La randonnée et le VTT profitent du relief et de l’altitude.
- L’import d’un parcours de course se fait au format GPX.
- L’usage sur tablette reste plus lisible sous une poche plastique.

Comment se servir d’OsmAnd au quotidien
Le test qui compte tient en un geste. Mode avion, carte encore lisible, guidage encore là. Sinon, vous n’avez pas fini la config.
Téléchargez OsmAnd depuis Google Play ou l’App Store. Au premier lancement, si l’appli propose des cartes, installez celles de la France, puis votre région. Pas le continent entier « au cas où ».
Télécharger les cartes hors ligne
- Sur Android, ouvrez Menu, puis Téléchargez les cartes, Europe, France, votre région.
- Sur iOS, ouvrez Menu, puis Cartes et ressources, Europe, France, votre région.
- Touchez l’icône de téléchargement de la carte standard.
- En version payante, ajoutez les courbes de niveau et les Hillshades pour le détail du terrain.
Ensuite, forcez l’appli à lire ces fichiers, pas un fond en ligne qui s’évaporera au premier tunnel.
- Sur Android, allez dans Menu, Configurer la carte, Source de la carte, puis Cartes vectorielles hors ligne.
- Sur iOS, allez dans Menu, Carte, Type de carte, et choisissez un style prévu pour le hors ligne.
Importer un fichier GPX sur Android
- Dans OsmAnd, touchez Menu, Configurer la carte, Fichiers GPX, puis Ajouter.
- Choisissez le fichier enregistré depuis votre e-mail.
- Vérifiez les infos du tracé qui s’affichent à l’écran.
- Revenez à la carte principale avec la flèche retour, plusieurs fois s’il le faut.
- Déplacez la carte et zoomez sur la zone de course pour voir le parcours.
Vous savez déjà lequel vous correspond ? Accès direct :
Importer un fichier GPX sur iOS
- Téléchargez le bon fichier GPX depuis le site source, ou envoyez-le vous par e-mail et ouvrez-le.
- Depuis le fichier XML, utilisez Copier vers OsmAnd Maps.
- Quand OsmAnd le demande, importez le fichier comme trajet GPX.
- Contrôlez les informations du tracé, activez l’affichage sur la carte, puis revenez à la vue principale.
- Déplacez la carte et zoomez sur la zone de course.

Ce mode avion prouve aussi que vous pouvez vous servir de la carte hors de portée du réseau mobile. Ratez cette vérif, et toute la promesse hors ligne tombe. Devinez le résultat.

Les autres fonctions utiles
Une fois la base en place, OsmAnd déplie une boîte à outils que le premier écran ne montre pas. Rien d’obligatoire. Tout est bon à connaître avant un long week-end.
- L’enregistrement des itinéraires et la navigation virage par virage restent disponibles hors ligne.
- La modification des données cartographiques et le partage de l’emplacement se font depuis l’appareil.
- Le choix du mode de transport couvre la voiture, le vélo ou le piéton.
- La gestion des tracés GPX ajoute courbes de niveau et altitude via un plugin.
- La contribution à OpenStreetMap se lance directement depuis l’appareil.
L’installation sur un vieux téléphone, une seconde vie utile
Un vieux smartphone qui traîne dans un tiroir peut devenir un vrai GPS de secours. OsmAnd ne demande pas la dernière puce ni 12 Go de RAM. Sur un appareil Android entrée de gamme de 2018, l’appli tourne sans transpirer.
Installez OsmAnd, téléchargez les régions qui vous intéressent, coupez la carte SIM. Vous obtenez un GPS dédié, sans abonnement, sans batterie qui fond à cause du partage de connexion. Je l’ai fait avec un téléphone de récupération il y a 2 ans. Il sert toujours pour les sorties VTT.
Mon avis de blogueur sur ce que tout le monde oublie
| Critère | OsmAnd (application mobile) | Cartes IGN (papier ou PDF) | Google Maps (hors ligne) |
|---|---|---|---|
| Couverture des sentiers de randonnée en montagne | Excellente (données OpenStreetMap, sentiers balisés et non balisés, refuges, points d’eau) | Excellente (carte topographique de référence, courbes de niveau, précision des sentiers) | Faible (sentiers souvent absents ou approximatifs hors des zones touristiques) |
| Fonctionnement hors réseau (zones blanches) | 100% hors ligne après téléchargement des cartes (pas de connexion nécessaire pour la navigation) | 100% hors ligne (c’est du papier ou un PDF) | Limité (téléchargement de zones possible, mais la navigation vocale et la recherche sont capricieuses sans réseau) |
| Précision de la localisation (GPS) | Très bonne (utilisation du GPS natif, pas de correction assistée par réseau) | Aucune (vous êtes seul avec votre boussole et votre sens de l’orientation) | Bonne en général, mais peut dériver en sous-bois ou dans les vallées encaissées |
| Suivi de trace et enregistrement de parcours | Oui, avec export GPX (indispensable pour partager ou analyser vos sorties) | Non (vous tracez au crayon, et encore, faut pas se tromper) | Non (pas de fonctionnalité dédiée) |
| Courbe d’apprentissage | Raide au début (interface dense, réglages nombreux), mais on s’y fait vite. Je vous conseille de tester chez vous avant de partir. | Douce (vous savez lire une carte ? Alors c’est bon) | Nulle (tout le monde sait utiliser Google Maps) |
Pourquoi je ne recommande pas de jeter votre GPS dédié
J’ai vu des collègues en gendarmerie garder leur vieux TomTom de service par réflexe. Ils avaient raison. Un GPS dédié a un écran lisible en plein soleil et une batterie qui tient 8 heures. OsmAnd sur un téléphone de 2020, c’est mieux pour les cartes, mais l’écran chauffe et la batterie fond si vous laissez la luminosité au maximum.
Si vous partez 2 semaines en itinérance, gardez les deux. Le téléphone avec OsmAnd pour la précision des sentiers. Le GPS dédié pour la fiabilité de base. Personne ne vous oblige à choisir.
L’autonomie numérique, une discipline de webmestre depuis 2010
La carte hors ligne, une leçon de souveraineté
Quand je bossais à Saint-Pierre-et-Miquelon, la connexion satellite rendait chaque requête en ligne interminable. On apprenait à tout préparer avant. OsmAnd, c’est la même philosophie : vous anticipez, vous téléchargez, vous partez. Le réseau devient un bonus, pas une condition.
Et soyons clairs, pour quelqu’un qui a passé des années à dépendre d’une connexion instable, ce renversement de logique fait du bien. On ne subit plus. On décide.
Vu du terrain (et c’est pas les articles qui le disent)
| Scénario de panne | Ce qui se passe vraiment | Le réflexe OsmAnd qui sauve |
|---|---|---|
| Réseau saturé (manifestation, festival, zone touristique) | Les applis de navigation classiques deviennent inutilisables : les serveurs ne répondent plus, les tuiles mettent 30 secondes à charger, la batterie fond à vue d’œil. Vous êtes au milieu de nulle part avec un téléphone chaud et inutile. | Les cartes vectorielles sont stockées en local. L’appli calcule l’itinéraire sur votre téléphone, sans requête externe. Le GPS satellite fonctionne indépendamment du réseau. Résultat : une navigation fluide quand tout le monde autour de vous peste sur son écran. |
| Zone blanche en randonnée (Massif central, Pyrénées, Corse) | Vous avez préparé votre itinéraire sur un site web, mais sur le terrain, aucune connexion. Les traces GPX téléchargées à la va-vite ne s’affichent pas correctement, et vous n’avez aucun point de repère fiable. | Avant de partir, vous enregistrez la zone dans OsmAnd (menu Télécharger cartes → sélection de la région). L’appli gère le rendu des courbes de niveau et des sentiers balisés. Vous suivez la trace GPX avec une précision centimétrique, même en mode avion. |
| Crash de l’appli en pleine navigation | L’appli se fige, vous la fermez, elle redémarre, et vous avez perdu votre itinéraire. Vous devez tout reconfigurer, et vous n’avez plus de réseau pour retrouver votre position sur une carte en ligne. | OsmAnd enregistre automatiquement votre dernière position connue. À la réouverture, l’appli se repositionne instantanément sur la carte locale. Vous relancez la navigation avec deux taps, sans connexion, sans attendre. (Vécu en Normandie, en pleine campagne du côté de Pont-Audemer, avec une batterie à 15 %.) |
| Forfait data épuisé en déplacement pro | Vous êtes en déplacement, votre forfait data a explosé, et vous devez rejoindre un client dans une zone industrielle. Vous n’osez pas lancer une navigation qui va vous coûter une fortune en hors-forfait. | Passez en mode avion et lancez OsmAnd. Les cartes sont déjà sur votre téléphone, la navigation ne consomme aucun octet. Vous arrivez à l’heure, sans vous ruiner. (Je l’ai fait pendant des années, à l’époque où je bossais en sécurité privée à Rouen.) |
Le SEO m’a appris à ne jamais dépendre d’un seul algorithme
En tant que webmestre autodidacte depuis 2010, j’ai vu des sites entiers disparaître du jour au lendemain après une mise à jour de Google (Panda, Penguin ou Helpful Content). Cette instabilité chronique m’a forcé à développer une hygiène numérique stricte qui s’applique aussi à ma navigation : je ne confie jamais ma route à un unique service cloud dont je ne maîtrise ni les serveurs ni les conditions d’accès.
Avoir OsmAnd installé en local, c’est exactement la même logique que de diversifier ses sources de trafic ou de conserver une archive brute de ses contenus avant qu’une IA ne les reformate. C’est une assurance technique contre l’obsolescence programmée des plateformes et la dépendance totale au réseau, une discipline que j’applique depuis l’époque où je gérais mes blogs multilingues avec des outils comme Scrapebox et Article Marketing Robot.
L’IA ne crée pas, elle met en forme. Le fond vient des sources humaines. C’est ma règle depuis 2023.
Vie privée, batterie et cartes déjà dans le téléphone
Une appli de cartes qui marche en mode avion, c’est aussi une appli qui n’a plus besoin d’interroger un serveur à chaque carrefour.
OsmAnd se place à l’opposé d’un usage « tout dans le cloud ». Les cartes sont dans le téléphone. Le mode avion devient un vrai mode de travail, pas un bricolage. Moins de radio allumée, moins de batterie brûlée quand vous cherchez une adresse longtemps.
Ça n’efface pas toute trace. Le GPS du téléphone continue de viser les satellites. L’appli peut partager une position si vous le demandez.
Simplement, vous n’êtes plus contraint de laisser la data allumée pour que le fond de carte s’affiche.
Le mode avion comme vrai test, pas comme gadget
Beaucoup d’applis prétendent offrir un hors ligne. Elles gardent trois tuiles en cache et abandonnent dès que vous sortez du quartier. OsmAnd demande l’inverse. Vous chargez la région, vous coupez le réseau, vous roulez.
Après 17 ans en gendarmerie, dont 3 ans dans une zone où la connexion satellite rendait chaque requête interminable, je sais ce que ça coûte de dépendre d’un serveur pour voir une carte. OsmAnd règle ce problème une bonne fois pour toutes.
Ce qui m’a convaincu, c’est la mise à jour des cartes par la communauté OpenStreetMap. Des gens qui améliorent le rendu des sentiers pour le plaisir, pas pour vendre vos données. Ça change tout.
Attention, la promesse « hors ligne » a un prix. Il faut télécharger les cartes avant, penser aux régions voisines, et accepter que l’appli ne vous prévienne pas quand une route change. C’est le deal. Vous échangez le confort du cloud contre la liberté de la carte locale.
Si vous utilisez un VPN pour préparer vos itinéraires ou consulter les cartes OpenStreetMap depuis l’étranger, pensez à la confidentialité de vos recherches. Une carte hors ligne ne remplace pas un bon
Quand vous repassez en ligne.
OsmAnd est un outil de liberté, mais la liberté se prépare. C’est comme le vélo : une fois que vous savez régler la selle et changer une chambre à air, plus personne ne vous arrête.
json
Sources fiables
| learnosm.org ↗ |
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