La non-monogamie m’a rendue plus sûre de moi, et voici pourquoi

La jalousie, cette petite bête qui nous ronge… On a tendance à croire qu’elle est une preuve d’amour, un passage obligé. Pourtant, des tas de couples vivent très bien sans elle. Leur secret ?

Une confiance solide et beaucoup de dialogue. Cet article explore une idée qui peut en surprendre plus d’un : l’absence de jalousie, c’est peut-être pas un manque d’amour, mais plutôt un signe de maturité affective. Un truc qui se travaille, quoi.

Je vais être honnête avec vous. Moi, je ne suis pas jalouse.

Pas du tout. Et c’est pas par hasard. Je crois profondément à l’autonomie de chacun. Le corps de mes partenaires, je ne le considère pas comme ma propriété.

C’est leur truc, pas le mien. Ils ne me doivent pas leur corps, ni une fidélité absolue pour ce corps. Leur corps, c’est le leur, un point c’est tout. C’est une question de respect, en fait.

Prenez un exemple tout bête. Mon voisin, il fait ce qu’il veut de sa voiture. Il la repeint en rose, il met des autocollants débiles, il la laisse pourrir dans son garage… Rien de ce qu’il lui fait ne m’affecte.

Pourquoi ? Parce que je n’ai aucune revendication sur son véhicule. C’est pareil avec le corps de mes partenaires. Ce qu’ils en font, ça les regarde.

C’est exactement ce que je ressens. Ce qu’un partenaire fait de son corps, ça n’a rien à voir avec une déclaration sur ses sentiments pour moi. C’est pas non plus un indicateur de l’état de notre relation. C’est juste… sa vie à lui. Sa liberté.

Beaucoup de gens pensent que si votre partenaire met ses parties génitales ailleurs, c’est un manque de respect. Moi, je vois ça différemment. Ses organes génitaux, ils lui appartiennent. Comme sa voiture, comme sa peau, comme son temps libre.

Ce qu’il en fait, ça ne rejaillit pas sur moi. C’est pas une question de respect, c’est une question de propriété. Et je ne suis pas propriétaire de mon partenaire.

Attention, hein, je ne suis pas une machine. Il m’arrive d’être envieuse.

Vraiment. Et parfois, je manque d’assurance. Par exemple, quand mes partenaires font des choses qui comptent pour moi avec d’autres personnes, mais pas avec moi… Là, oui, je ressens un pincement.

Mais ce qui me dérange, c’est pas qu’ils le fassent avec d’autres. C’est qu’ils ne le fassent pas avec moi. C’est une nuance importante, vous voyez ?

Petite fille jalouse
Petite fille jalouse

Quand une relation est toute neuve, ou quand un partenaire se comporte de manière un peu floue, je peux devenir moins sûre de ma place. J’aime me sentir en confiance, c’est un besoin chez moi. C’est humain, non ?

Et puis, il y a un truc un peu paradoxal. Avoir des rapports amoureux ou intimes avec d’autres personnes, ça me rend plus sûre de moi. C’est comme si ça enlevait la pression.

Mes partenaires n’ont pas besoin de rompre avec moi pour vivre des choses avec d’autres. La porte n’est pas fermée à double tour. Et ça, c’est plutôt libérateur.

Du coup, les autres ne sont pas une menace. Parce qu’ils n’ont pas à choisir. C’est ça, le piège de la jalousie classique.

Quand un partenaire croit devoir choisir entre vous et un autre, la peur qu’il ne vous choisisse pas est toujours là. C’est un jeu à somme nulle qui rend tout le monde nerveux.

Le rapport amoureux de mon partenaire avec d’autres, ça n’a rien à voir avec moi. Pas plus que la bouffe qu’il mange avec ses potes, ou les concerts auxquels il va sans moi. C’est sa vie sociale, son jardin secret. Et c’est très bien comme ça.

Tous mes partenaires ont d’autres personnes avec qui partager leurs goûts musicaux. Et oui, des rapports sexuels aussi. Et alors ? Quand nos goûts se recoupent, on partage l’expérience ensemble.

C’est un bonus, pas une compétition.

La polygamie était courante dans la Bible

  • Couple serein discutant sans jalousie sur un canapéVous saviez, ça, que Jules César avait rapporté que la polyandrie (une femme avec plusieurs hommes) était courante dans la Grande-Bretagne antique ? C’est pas un mythe.
  • Et puis, il y a les Lusi de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Eux, ils croient que pour que le fœtus se développe bien, une femme enceinte doit avoir des rapports avec plusieurs hommes. La nature est pleine de surprises.

En 1985, un anthropologue du nom de Thomas Gregor a fait un recensement assez dingue dans un village amazonien. Il a compté 88 relations sexuelles actives parmi seulement 37 adultes. Vous imaginez le tableau de chasse ?

cta protonvpn interfaceEssayer ProtonVPN →
Un VPN open-source et audité publiquement offre une transparence que les solutions propriétaires ne peuvent pas garantir.
Transparence : le lien ci-dessus est un lien affilié. Je touche une commission si vous vous abonnez (cela ne change rien pour vous).

La non-monogamie existe aussi dans les tribus urbaines

Et ça ne se passe pas que dans des tribus lointaines. La plupart des grandes villes, Paris, Lyon, Marseille, ont leurs clubs échangistes. Et puis, vous avez les sites de rencontres. Des annonces de couples qui cherchent des plans à trois ou des échanges de partenaires, ça court pas les rues ?

Si, ça court.

Les monogames stricts prétendent que la non-monogamie ne peut pas fonctionner

Bien sûr, on entend souvent dire que ça ne peut pas marcher. Mais franco, s’engager dans une relation, c’est déjà un risque en soi.

cta protonvpn banniere2 Essayer ProtonVPN →
Si vous utilisez déjà Proton Mail, Proton Drive ou Proton Calendar, le VPN s'intègre naturellement dans votre écosystème — et l'abonnement Proton Unlimited couvre tout.
Transparence : le lien ci-dessus est un lien affilié. Je touche une commission si vous vous abonnez (cela ne change rien pour vous).

La moitié des mariages finissent par un divorce, non ? Certains couples se disent que le vrai risque, c’est pas d’ouvrir la relation.

C’est de s’entêter dans une monogamie qui les étouffe. Alors ils préfèrent s’accorder un passe-droit.

C’est un calcul.

À mon avis, je connais quatre couples non monogames qui sont heureux depuis des décennies. Je vous les présente :

  • Le premier couple est généralement monogame, mais la femme passe un long week-end par mois avec son « homme secondaire ». C’est leur rituel.
  • Le deuxième couple est aussi généralement monogame, mais l’homme organise chaque année un autre homme pour fêter l’anniversaire de sa femme au lit. Un cadeau original, non ?
  • Le troisième couple, eux, s’accordent des laissez-passer quand ils voyagent seuls pour le boulot. Chacun fait ce qu’il veut, mais ils en parlent après.
  • Le quatrième couple, c’est un peu différent. Chaque conjoint a un « secondaire » qui vit à proximité. C’est presque une vie de famille élargie.

« Je ne suis amoureuse que de mon mari, m’a confié la femme du quatrième couple. Et mon mari n’est amoureux que de moi.

C’est clair dans nos têtes. Mais on aime jouer en dehors de notre mariage, généralement avec des personnes qu’on connaît tous les deux socialement.

C’est un jeu, pas une trahison. »

Pour ces couples, le laissez-passer n’est pas une tromperie. Tant que l’un obtient le consentement de l’autre avant, tout va bien. C’est une question de règles du jeu.

Le laissez-passer est-il une permission inoffensive ou un ticket pour les larmes ?

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de gérer son couple. Il y a ce qui fonctionne pour les deux personnes. C’est tout. Le jugement des autres, on s’en fiche un peu, non ?

Les arrangements qui marchent peuvent paraître bizarres vus de l’extérieur. Mais si la monogamie stricte n’est pas votre tasse de thé, ben… préparez autre chose. Personne ne vous oblige à boire du thé si vous préférez le café.

Pourquoi mon mari veut-il me partager ?

La jalousie n’est pas une fatalité

Pour certains, la jalousie est un sentiment vraiment malsain. Un fléau qui mine les rapports humains et qui vole leur liberté à ceux qui en souffrent. Du coup, des personnes ont fait le choix d’une relation « ouverte » ou « polyamoureuse ». Le principe ?

Permettre à son partenaire d’avoir des rapports sexuels ou de vivre d’autres histoires romantiques, sans que ça soit vécu comme une menace.

Elisabeth Sheff, une spécialiste du polyamour qui étudie ce phénomène depuis près de 20 ans, confirme qu’il existe bel et bien des gens qui ne ressentent jamais de jalousie. Elle raconte : « Presque rien ne peut éveiller en eux de la jalousie. D’ailleurs, ils ne la comprennent même pas. Quand leurs partenaires leur expliquent ce processus, ils ont des réponses du style :

« Pourquoi devrais-je me soucier de ce que fait quelqu’un d’autre ? »

ou « Pourquoi est-ce que cela me dérangerait de ne pas savoir ce que fait l’autre lorsque je ne suis pas là ? » » C’est une autre logique.

Il y a des polyamoureux qui changent d’avis avec le temps. Des anciens patients sont revenus la voir, des années plus tard, pour lui dire qu’ils avaient finalement fait l’expérience de la jalousie.

« Toutes sortes de choses sont susceptibles de déclencher de la jalousie chez quelqu’un. Cela se produit en particulier en période de changement : un nouveau partenaire, une nouvelle situation.

Et des gens qui n’en ont vraiment jamais ressenti auparavant peuvent dire: « Ah, c’est donc ça! Ça craint. » » Et ouais, ça craint.

Le sexe n’est pas le seul argument des polyamoureux

Le sexe, c’est souvent la première chose qui vient à l’esprit quand on pense aux avantages du polyamour. Mais c’est loin d’être le seul argument.

Elisabeth Sheff explique : « La femme ou l’homme de votre vie n’aime pas forcément les mêmes choses que vous au lit. Si vous n’aimez pas le sexe trop « rude » alors que votre partenaire rêverait de vous attacher à un radiateur pour vous coller des fessées et que vous vous forcez, ça ne va donner du plaisir à aucun d’entre vous. » Elle a raison. Pourquoi se forcer ?

Il vaut mieux laisser les fantasmes de votre partenaire être comblés par quelqu’un d’autre, si ça vous va à tous les deux.

cta protonvpn banniere2Essayer ProtonVPN →
Basé en Suisse, ProtonVPN bénéficie des lois de protection des données parmi les plus strictes au monde.
Transparence : le lien ci-dessus est un lien affilié. Je touche une commission si vous vous abonnez (cela ne change rien pour vous).

Les plaisirs sexuels sont loin d’être les seuls arguments

cta protonvpn localisation Essayer ProtonVPN →
Pour le streaming, ProtonVPN débloque plusieurs catalogues Netflix (US, UK, Japon, Canada). Ce n'est pas le plus rapide du marché, mais la version payante fait largement le job.
Transparence : le lien ci-dessus est un lien affilié. Je touche une commission si vous vous abonnez (cela ne change rien pour vous).

« En réalité, ce sont surtout les connections amicales développées hors de la chambre à coucher qui contribuent au succès des relations polyamoureuses », précise-t-elle. Les personnes concernées bénéficient de plusieurs sources de soutien dans les moments difficiles. Elles ont une vie sociale plus remplie, plus riche.

C’est un réseau de sécurité affectif, en quelque sorte.

Les polyamoureux ressentent-ils la solitude ?

Un sujet revient souvent dans leur bouche : celui de la solitude. C’est paradoxal, non ? Les polyamoureux s’offrent le droit de passer du temps avec d’autres lorsque leur partenaire n’est pas là. Elisabeth Sheff elle-même confie mener une relation polyamoureuse avec son épouse et dit trouver cela bien commode lorsqu’elle est en déplacement pendant plusieurs semaines à l’étranger.

« Je voyage tout le temps et ma femme se sent seule. C’est vraiment dur pour elle. Je me sens beaucoup moins coupable quand je me dis qu’elle a de la compagnie. » C’est une forme de gestion de la culpabilité, aussi.

homme cocu filme sa femme avec son amant

Absence de jalousie : quand l’autre ne marque pas son territoire

À l’inverse, certains couples s’interrogent. Pourquoi mon partenaire n’est-il jamais jaloux ?

Cette absence de réaction peut agacer. Voire faire douter de l’attachement de l’autre.

Il ne faut pas confondre absence de jalousie et libertinage

C’est pas la même chose. Chez les couples ouverts, l’absence de jalousie est souvent le signe d’une confiance solide. Ils estiment que la profondeur des sentiments est bien plus forte qu’une simple attraction sexuelle.

Il n’y a nullement besoin de marquer son territoire aux yeux des autres. L’important, c’est que les deux partenaires soient d’accord.

Et qu’il existe une confiance mutuelle, un contrat implicite clair entre eux. C’est ça, le ciment.

La jalousie n’est pas une preuve d’amour

On a trop tendance à associer amour et jalousie. Comme si l’un ne pouvait pas aller sans l’autre. Et pourtant, la jalousie n’est pas un sentiment si bénéfique que ça pour la survie d’un couple. Poussée à l’extrême, elle peut gravement nuire à votre relation.

Voire, dans les cas les plus graves, la pousser à la rupture.

Vous l’avez tous ressenti, au moins une fois. Cette sensation désagréable qui vous donne envie de dire à tous ceux qui s’approchent de l’être aimé qu’il est à VOUS et à personne d’autre. Un regard de travers, des sourires en coin… Cette question vous est déjà passée par la tête : « Il est en train de la draguer, qu’est-ce que je fais ?»

Ce type de situation vous fait ressentir de la colère envers cette tierce personne. Et de la possessivité envers votre partenaire. Bref, c’est ça, la jalousie. C’est pas beau, mais c’est humain.

Dans certains cas, ce qui pose problème, c’est justement l’absence de marques de jalousie. Parce que, finalement, il ne faut pas se voiler la face. Quand vous êtes en couple, vous appréciez que l’autre vous montre une petite pointe de jalousie de temps en temps. C’est comme si vous aviez besoin de ça pour être rassuré sur ses sentiments.

Un petit « T’as vu comment il te regardait, celui-là ? » ça fait toujours son petit effet, non ?

Et c’est normal ! Tant que cette petite pointe ne se transforme pas en montagne, tout va bien. Mais quand vous commencez à remarquer que votre partenaire n’est JAMAIS jaloux, ou du moins ne le montre pas, ça peut vous agacer. Et vous faire douter.

Le raccourci le plus rapide, c’est : « Il n’est pas jaloux, il ne m’accorde plus d’importance, il ne m’aime plus, il va me quitter. » Mais détrompez-vous ! C’est pas forcément vrai.

Cette absence de jalousie se manifeste par une absence totale de réaction. Quand vous passez du temps avec une autre personne qui pourrait vous séduire. Ou quand vous évoquez, ironiquement, que telle ou telle personne pourrait vous plaire. Ou encore quand on vous aborde clairement, ou qu’on vous regarde avec insistance.

Bref, l’absence de jalousie, c’est là où n’importe qui attendrait que son partenaire « marque un peu son territoire ». Et ben non, rien.

Proportion des gens infidèles en France
Proportion des gens infidèles en France – Source : https://fr.statista.com/statistiques/656398/francais-ayant-deja-ete-infidele-france/

Comment réagir face à un partenaire qui n’est jamais jaloux ?

Si vous lisez tout ça, vous comprenez à quel point le dialogue est important dans un couple. Si vous trouvez que votre partenaire n’est pas assez jaloux, plutôt que de douter dans votre coin, parlez-lui !

Ouvrez le dialogue. Peut-être qu’il ou elle vous expliquera que sa vision du couple et de l’amour va plus loin que la jalousie. Sans forcément vouloir vivre sur un mode libertin. C’est juste une autre philosophie.

Prenez aussi en compte l’expérience passée de votre partenaire. Aussi bien au niveau familial que sentimental. Parfois, après avoir vécu une relation où la confiance était telle qu’il n’y avait nul besoin de se montrer jaloux, votre partenaire a acquis des automatismes. Il ne sait plus exprimer de marques de jalousie.

Le modèle familial joue aussi un rôle. Si ses parents étaient très détendus, il a peut-être reproduit ce schéma. Pensez à tous ces couples qui se déchirent à cause de la jalousie. C’est une des préoccupations les plus courantes dans la vie amoureuse.

Les excès de jalousie entraînent souvent une vie sentimentale compliquée. Et ça se répercute sur plein d’autres domaines de la vie. Alors, relativisez. Une absence de jalousie, c’est certainement moins complexe à gérer qu’un excès.

Et surtout, c’est moins néfaste pour votre couple, si vous prenez le temps d’en parler.

L’absence de jalousie signifie-t-elle un manque d’amour ?

Pas du tout. D’après ce que j’ai pu lire et comprendre, l’absence de jalousie peut être le signe d’une confiance solide et d’une maturité affective. Chaque personne exprime son attachement différemment. Ne pas ressentir de jalousie ne signifie pas que l’on aime moins. C’est juste une autre façon d’aimer, plus libre, plus sereine.

Pour aller plus loin

cta protonvpn banniere Essayer ProtonVPN →
Si vous utilisez déjà Proton Mail, Proton Drive ou Proton Calendar, le VPN s'intègre naturellement dans votre écosystème — et l'abonnement Proton Unlimited couvre tout.
Transparence : le lien ci-dessus est un lien affilié. Je touche une commission si vous vous abonnez (cela ne change rien pour vous).

Laisser un commentaire