En France, on compte environ 120 000 divorces par an. C’est un chiffre qui donne à réfléchir. Il faut le dire, ça montre bien l’impact que la séparation a dans nos sociétés occidentales. Mais contrairement à ce qu’on pourrait croire, le taux de divorce français n’est pas le plus élevé d’Europe.
Loin de là. En 2025, le taux de divorce brut stagne à 1,9 pour 1 000 habitants. Et sur 100 mariages, 45 se terminent par une rupture. C’est beaucoup, mais c’est moins qu’ailleurs.
On a eu un pic historique en 2005 avec 155 000 divorces. Depuis, ça a baissé. En 2021, on était à 106 200 divorces. Et depuis 2017, on tourne autour de 75 000 par an.
Pourquoi ? Grâce à la procédure de divorce simplifié, celle qui ne nécessite plus l’intervention du juge. Ça a tout changé. Enfin, presque tout.
Mise à jour mai 2026. Cet article a été mis à jour pour intégrer les dernières évolutions législatives. Notamment la réforme sur la fin du devoir conjugal, votée par l’Assemblée nationale le 28 janvier 2026. Une petite révolution, on vous dit. (voir lhistoire.fr)
Un chiffre qui n’est pas l’un des plus élevés d’Europe, mais qui souligne quand même que le divorce est un phénomène qui a un impact important dans les pays occidentaux. Moi, je trouve que c’est surtout une question de contexte.
4 à 7 ans : La période charnière
La majorité des divorces en France sont désormais prononcés par consentement mutuel. Cette procédure représente aujourd’hui 60 % de tous les divorces prononcés dans le pays. La plupart concernent des mariages qui ont duré entre 4 et 7 ans. C’est la période charnière.
Les zones urbaines dominent largement les statistiques. L’Île-de-France affiche 48 % de divorces par mariage, contre 42 % dans les régions moins densément peuplées. Une différence qui s’explique en partie par des modes de vie et des pressions sociales distincts.
À noter : 34 % des couples ayant eu recours à la médiation parviennent finalement à un accord amiable. Cela évite une procédure judiciaire longue et coûteuse. La médiation, un outil sous-estimé.
Les unions en France
Le nombre de mariages en France diminue régulièrement pour atteindre environ 233 000 par an. Le mariage entre personnes de même sexe est légal depuis 2013, mais ce sont les partenariats civils (PACS) qui ont connu la plus forte progression. C’est dingue, non ?
Plus de 205 000 partenariats civils sont contractés chaque année. Mis en place en 1999, ces unions civiles sont établies entre deux personnes sans distinction de sexe. 18 % des personnes mariées en 2016 étaient divorcées. Un chiffre qui donne à réfléchir sur la place du mariage dans notre société.
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Les différents types de divorce en France
Le Code civil français distingue quatre formes principales de divorce. Chacune répond à une situation particulière et implique des démarches spécifiques. Voici les grandes catégories :
- Divorce par consentement mutuel : le plus répandu, il représente plus de la moitié des divorces
- Divorce sur demande conjointe : 24 % des divorces. Les deux parties sont d’accord sur le principe, mais pas forcément sur tout.
- Divorce pour faute : de moins en moins utilisé. Il ne représente plus que 5 % des divorces, contre quasiment la moitié à la fin du XXe siècle.
- Divorce pour cessation de vie commune : 12 % des divorces. Il concerne les couples séparés depuis au moins un an.
La particularité française du divorce par consentement mutuel
La France a introduit le divorce par consentement mutuel dans les années 1970. Depuis le 1er janvier 2017, le code civil permet aux parties de convenir que leur mariage a été rompu sans l’intervention d’un juge. C’est ce qu’on appelle le divorce par consentement mutuel conventionnel. Une vraie révolution.
Des avocats agissant au nom des deux parties supervisent la procédure. Ils vérifient que l’accord et les délais sont respectés. Ensuite, les parties disposent de 15 jours pour se réconcilier. Si elles décident de poursuivre, l’accord est remis à un notaire qui le vérifie et contrôle le respect de l’arrangement.
Après une certaine date, l’accord de divorce devient contraignant. Au total, la procédure coûte 50 € (contre environ 550 £ au Royaume-Uni). La durée moyenne est de trois à quatre mois si tout est calé. C’est rapide, finalement.
Partage des biens et rôle du notaire
Si un couple a des biens à partager, un notaire doit intervenir pour superviser le partage. Des frais de 1 % de la valeur totale des biens sont perçus, en fonction de la part commune des parties. C’est un point à ne pas négliger dans votre budget divorce. Croyez-moi, ça peut vite chiffrer.
Le Juge aux Affaires Familiales n’intervient que lorsqu’un enfant demande à être entendu ou lorsqu’une compétence spéciale doit être exercée parce qu’un enfant est en danger. Dans les autres cas, plus de juge, c’est la grande nouveauté depuis 2017. Enfin, c’est ce qu’on appelle une simplification.
Statistiques des différents types de divorce en France
- Divorce pour faute : de moins en moins utilisé. Il représentait quasiment la moitié des divorces à la fin du XXe siècle, aujourd’hui il ne représente plus que cinq pour cent de tous les divorces en France.
- Cessation de vie commune : 12 % des divorces
- Divorce sur demande conjointe : 24 % des divorces
- Divorce par consentement mutuel : plus que la moitié de tous les divorces

La présence de l’avocat dans le divorce en France
Dans tous les cas, en France l’assistance d’un avocat est indispensable. C’est une obligation légale, quelle que soit la procédure choisie. Pas d’avocat, pas de divorce, c’est aussi simple que ça. Et c’est une bonne chose, finalement, pour éviter les erreurs.
Dans une demande conjointe, les deux parties peuvent demander l’assistance du même avocat. Si vos revenus ne sont pas suffisants pour payer les services d’un avocat, vous pouvez demander et obtenir l’aide juridictionnelle. Les plafonds de ressources pour 2026 ont été réévalués, renseignez-vous auprès de votre tribunal. C’est un droit, ne l’oubliez pas.
Comment divorcer lorsque votre conjoint consent au divorce
Pour demander le divorce par consentement mutuel, il existe deux possibilités. Enfin, deux chemins différents.
Divorce par consentement mutuel
- Vous déposez tous les deux une demande conjointe
- Vous n’avez pas à donner au juge la raison pour laquelle vous voulez divorcer, car vous êtes d’accord pour régler les conditions de votre divorce
- Vous soumettez votre demande écrite à l’approbation du juge. L’une indiquant les conditions mutuelles pour la durée de la procédure de divorce, l’autre indiquant les conditions permanentes à atteindre après le prononcé du divorce (garde des enfants, droit de visite, pension alimentaire, allocation, logement et partage des biens immobiliers)
- Si vous confirmez votre volonté de divorcer en présence du juge, vous devrez en plus confirmer votre volonté de divorcer après l’expiration d’une période probatoire de trois à neuf mois
- La procédure du divorce par consentement mutuel ne peut être effectuée que si vous êtes mariés depuis plus de six mois
Divorce demandé par une partie et accepté par l’autre
Une seule partie demande le divorce, l’autre l’accepte en principe. Le conjoint divorcé soumet au juge, par l’intermédiaire d’un avocat, une demande accompagnée d’un exposé des faits qui l’ont conduit à décider de divorcer.
Une copie de cette demande est remise à l’autre partie. Si l’autre partie reconnaît les faits, le juge les inscrit au dossier et envoie l’affaire au tribunal pour qu’il rende un jugement de divorce définitif. C’est simple, non ?
Comment divorcer lorsque vous et votre conjoint n’êtes pas d’accord
Divorce demandé pour faute
Il existe des faits à imputer à l’un des époux concernant des violations des devoirs et obligations de la vie conjugale, qui rendent le mariage intenable :
- l’adultère
- la violence
Ces faits sont soumis à l’appréciation du juge (voir notre article détaillé sur le divorce pour faute).
Qu’est-ce qui change avec la réforme de 2026 sur le devoir conjugal ?
Une loi votée le 28 janvier 2026 par l’Assemblée nationale vise à supprimer le devoir conjugal du Code civil. Cette réforme, qui doit encore être votée par le Sénat avant d’entrer en vigueur, pourrait modifier en profondeur la notion de faute dans le divorce. Concrètement, le non-respect du devoir conjugal ne pourrait plus être invoqué comme motif de divorce pour faute. Une petite révolution dans le droit de la famille. Enfin, si le Sénat suit.
Demande de divorce pour cause de violation de la vie commune
- Lorsque vous avez vécu séparément pendant au moins un an (et non plus six ans comme avant la réforme)
- Lorsque les facultés mentales de votre conjoint sont, depuis au moins les six dernières années, à ce point altérées que la vie commune n’est plus possible
Dans ce cas, le conjoint qui demande le divorce assume la responsabilité de tous les frais et doit continuer à remplir ses obligations envers les enfants et l’autre conjoint. C’est la procédure la plus lourde, à réserver aux situations vraiment bloquées. Vraiment.
Le tribunal rejettera la demande si l’un des conjoints peut prouver que le divorce peut entraîner de graves conséquences morales ou matérielles à l’égard de l’autre conjoint ou des enfants. C’est une protection, en quelque sorte.
Dans les deux cas, le conjoint demandant comment divorcer doit entamer la procédure de divorce auprès du juge, par l’intermédiaire d’un avocat.
Cette demande doit préciser comment le conjoint qui demande le divorce s’assurera de ses obligations envers l’autre conjoint et les enfants. C’est un point crucial.
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Les conséquences du divorce pour les ex-conjoints
Les ex-conjoints peuvent se remarier une fois que le divorce définitif est prononcé. Enfin, c’est la règle.
Une femme doit, en principe, attendre 300 jours après la dissolution du mariage ou après le décret officiel autorisant les époux à résider séparément (par exemple, ordonnance de non-conciliation) avant de se remarier. C’est une vieille règle, mais elle existe toujours.
Ce délai de carence peut être supprimé dans certains cas. Par exemple, par un certificat médical attestant la non-grossesse au moment du divorce. Pratique, non ?
Usage du nom après le divorce
Chaque conjoint assume l’usage de son nom avant le mariage, sauf si :
- les deux époux en conviennent autrement
- il y a une autorisation du juge
- dans un cas de violation de la vie commune, la partie qui n’a pas demandé le divorce est d’accord
Si le divorce entraîne pour le conjoint « innocent » un préjudice moral ou matériel, il peut demander des dommages-intérêts. C’est une forme de réparation.
Indemnité compensatoire

Si la cessation de la vie conjugale a un effet négatif sur l’un des ex-époux, il peut demander le versement d’une indemnité compensatoire (sauf en cas de violation de la vie commune).
Cette indemnité doit être égale à ce qu’elle aurait été si la vie commune avait continué d’exister. Le juge fixe le montant, et il ne peut être révisé que dans des cas très exceptionnels. C’est une sécurité.
Si le paiement unique n’est pas possible, l’indemnité compensatoire peut être versée sous forme de rente temporaire ou à vie. Le montant est fixé par le juge et ne peut être révisé que dans des cas très exceptionnels. C’est une soupape de sécurité.
Pension alimentaire
Si le divorce est prononcé pour cause de rupture de la vie commune, l’ex-conjoint peut demander une pension alimentaire, dont le montant est déterminé en fonction de sa situation financière.
En ce qui concerne l’annulation de la vie commune et le règlement des comptes entre mari et femme, les époux doivent s’adresser au notaire désigné dans le jugement de divorce. C’est la procédure.
Dans le cas d’une demande conjointe, une liste des biens appartenant à la succession doit être soumise au juge avec la demande finale. C’est une formalité, mais importante.
Divorcer d’un mariage célébré à l’étranger
Si vous vous êtes mariés à l’étranger, sachez qu’il est tout à fait possible de divorcer en France. La compétence des tribunaux français dépend principalement de la nationalité des époux. Si au moins l’un de vous deux est français, les tribunaux français sont compétents pour prononcer le divorce, même si vous vivez à l’étranger. C’est une bonne nouvelle.
Divorcer d’un mariage célébré à l’étranger
Si vous vous êtes mariés à l’étranger, sachez qu’il est tout à fait possible de divorcer en France. La compétence des tribunaux et la loi applicable dépendent de votre situation. Voici les points essentiels à connaître.
Compétence des tribunaux français
Si au moins l’un des époux est français, les tribunaux français sont compétents, même en cas de résidence à l’étranger. Pour les couples étrangers, la résidence habituelle en France ou le lieu de résidence du défendeur/demandeur détermine la compétence.
Loi applicable au divorce
La compétence du juge français n’implique pas automatiquement la loi française. Depuis 2012, les époux peuvent choisir la loi applicable. Sinon, le juge applique la loi la plus proche du couple, sauf si elle contredit l’ordre public international.
Reconnaissance du jugement
Un divorce prononcé dans un pays de l’UE est reconnu automatiquement en France. S’il est prononcé hors UE, une procédure d’exequatur est obligatoire pour faire reconnaître et exécuter la décision sur le territoire français.
Pour les couples de nationalité étrangère, le divorce peut être prononcé en France si vous résidez habituellement sur le territoire français, ou si votre dernière résidence habituelle commune s’y trouvait et que l’un de vous y vit encore. D’autres critères existent, comme la résidence du défendeur ou du demandeur, sous conditions de durée.
Attention, le fait que le juge français soit compétent ne signifie pas automatiquement que la loi française s’appliquera. La loi applicable dépend de votre situation : si les deux époux sont français, c’est la loi française qui s’applique. Dans les autres cas, le juge pourra appliquer une loi étrangère, à moins qu’elle ne soit contraire à l’ordre public international. Par exemple, si elle interdit le divorce.
Depuis 2012, les époux peuvent également choisir la loi applicable à leur divorce parmi plusieurs options (loi de résidence, loi de nationalité).
Enfin, si votre divorce est prononcé dans un pays de l’Union européenne, il sera automatiquement reconnu en France. En revanche, s’il a été prononcé hors UE, une procédure d’exequatur sera nécessaire pour le faire reconnaître et exécuter sur le territoire français. C’est une procédure supplémentaire, mais faisable.
Comment obtenir l’aide juridictionnelle pour un divorce en 2026 ?
L’aide juridictionnelle prend en charge tout ou partie des frais de procédure et d’avocat si vos ressources sont insuffisantes. Les plafonds de ressources sont réévalués chaque année. Pour 2026, renseignez-vous auprès du tribunal judiciaire dont vous dépendez ou consultez le site service-public.gouv.fr. Les démarches se font via un formulaire spécifique à retirer au greffe du tribunal. C’est un droit, ne l’oubliez pas.
Divorcer d’un conjoint resté à l’étranger
Il est tout à fait possible de divorcer en France d’un conjoint qui est resté vivre à l’étranger. Dans ce cas, il est impératif de faire appel à un avocat spécialisé en droit international privé, car les règles varient en fonction du pays de résidence de votre conjoint. L’avocat pourra vous guider dans les démarches et s’assurer que la procédure est correctement engagée. C’est un investissement, mais nécessaire.
Peut-on divorcer sans l’accord de son conjoint en France ?
Oui, c’est tout à fait possible. La loi française ne permet pas de maintenir une personne dans les liens du mariage contre sa volonté. Si votre conjoint refuse, vous pouvez opter pour un divorce pour faute ou un divorce pour altération définitive du lien conjugal. Dans ce dernier cas, vous devez prouver que la vie commune a cessé depuis au moins un an. L’assistance d’un avocat reste obligatoire. C’est une liberté fondamentale.
Pour aller plus loin
Sources fiables
| Divorce par consentement mutuel sur Service Public |
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J’ai dû quitter ma femme parce qu’elle ne me donnait plus d’affection du tout depui qu’elle était passée infirmière anesthésiste, elle semblait n’avoir d’yeux que pour son travail, c’est dommage, quelle tristesse.
J’avoue, depuis vous avez trouvé mieux ou vous regrettez ?